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Dénonciation de la rupture publique du jeûnee

Mise en échec une tentative de rassemblement qui devrait être suivie d'une rupture publique du jeune

Les populations de Mohammedia ont été informées de la tentative de rupture publique du jeûne par un groupe d'agitateurs, en violation de l'un des piliers de l'Islam, arguant que cela s'inscrit dans le cadre de l'exercice des libertés individuelles», indique un communiqué du Conseil reçu lundi soir à la MAP.

«Le Conseil provincial des ouléma de Mohammedia dénonce cet acte odieux qui défie les enseignements de Dieu et du Prophète avec tout ce qu'il engendre comme sanction sévère», ajoute le communiqué.

Le texte relève que «le Maroc, où l'exercice des droits et devoirs est en totale conformité avec les fondements religieux garantis par le commandeur des croyants, ne peut tolérer cette atteinte publique à la religion», attirant l'attention sur «les répercussions de ces actes sur la vie de la oumma, soucieuse du respect de sa religion et attentive aux agissements des agitateurs».

Une source autorisée avait annoncé que les autorités locales et les services de sécurité de Mohammedia ont réussi, dimanche, à mettre en échec une tentative de rassemblement qui devrait être suivie d'une rupture publique du jeune, projetée pour revendiquer l'abrogation de l'article 222 du code pénal.

Ces agissements ont été initiés, selon les mêmes sources, par la nommée Zineb Elghzaoui, journaliste au «Journal hebdomadaire» et membre d'une organisation, inconnue, dénommée «Mouvement alternatif pour la défense des libertés individuelles».

La même source indique que les promoteurs marocains de cette manifestation, visant à inciter à la rupture du jeune en public, seront poursuivis en justice conformément à la procédure en vigueur.
Pour plus de précisions nous produirons les articles 220 à 223 du code pénal marocain relatifs aux infractions relatives à l'exercice des cultes
Article 220. - Quiconque, par des violences ou des menaces, a contraint ou empêché une ou plusieurs personnes d'exercer un culte, ou d'assister à l'exercice de ce culte, est puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 100 à 500 dirhams.
Est puni de la même peine, quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d'ébranler la foi d'un musulman ou de le convertir à une autre religion, soit en exploitant sa faiblesse ou ses besoins, soit en utilisant à ces fins des établissements d'enseignement, de santé, des asiles ou des orphelinats. En cas de condamnation, la fermeture de l'établissement qui a servi à commettre le délit peut être ordonnée, soit définitivement, soit pour une durée qui ne peut excéder trois années.
Article 221. - Quiconque entrave volontairement l'exercice d'un culte ou d'une cérémonie religieuse, ou occasionne volontairement un désordre de nature à en troubler la sérénité, est puni d'un emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 100 à 500 dirhams.
Article 222. - Celui qui, notoirement connu pour son appartenance à la religion musulmane, rompt ostensiblement le jeûne dans un lieu public pendant le temps du ramadan, sans motif admis par cette religion, est puni de l'emprisonnement d'un à six mois et d'une amende de 12 à 120 dirhams.
Article. 223. - Quiconque, volontairement, détruit, dégrade ou souille les édifices, monuments ou objets servant au culte, est puni de l'emprisonnement de six mois à trois ans et d'une amende de 100 à 500 dirhams.
 
 Par map et juristique

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