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Experts-comptables

Experts-comptables
Le Maroc, hub de la profession en Afrique
 

LA profession comptable est un des piliers du développement économique par la mission qu’elle assure dans la structuration des entreprises. Pour discuter de ses enjeux, la fédération panafricaine des experts-comptables (PAFA) s’est réunie vendredi dernier à Casablanca. L’évènement était une occasion pour les professionnels d’échanger leurs expériences respectives dans des pays régis par des réglementations et à niveaux de développement différents.  «L’objectif est de rapprocher les praticiens et de permettre aux pays africains francophones et anglo-saxons de travailler conjointement», annonce Mohammed Hdid, président de l’Ordre des experts-comptables (OEC). Cet obstacle linguistique impacte fortement la formation au métier et les conditions d’accès aux organisations professionnelles. «La fédération panafricaine se donne ainsi pour objectif de surmonter cet obstacle via l’encouragement de la traduction des documents afin de créer un cadre propice au développement de la profession», précise Hdid. Selon Mussa Juma Assad, président de la PAFA, «nous entendons faire de l’expertise comptable une profession forte et durable». Cela se répercutera certainement sur le développement de la finance des pays africains. Une fois les standards internationaux adoptés, les entreprises amélioreront la qualité de l’information financière, gage de sécurité pour l’investisseur.
La fédération regroupe 39 organisations professionnelles de 34 pays africains. Elle se donne pour missions de diriger le développement de la profession en Afrique, d’améliorer sa réputation en facilitant l’adoption formelle et la mise en œuvre des normes internationales dans le secteur public et privé et de mobiliser les outils nécessaires en communication et en technologie. Aussi, la PAFA souhaite faciliter la mobilité au niveau de l’information et des compétences. Par ailleurs, les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) disposent déjà d’un droit de société et de normes comptables homogènes qui facilitent l’exercice de la profession. «L’OEC facilite l’échange entre les professionnels du domaine pour encourager l’accompagnement des entreprises en mouvement vers l’Afrique», explique le président de l’Ordre des experts-comptables. 
En effet, plusieurs chantiers se rapportant à la normalisation de la profession ont été engagés par le Maroc ces deux dernières décennies mettant en avant un système comptable adapté au tissu économique. Dans le même sens, une réforme du conseil national de la comptabilité et un dispositif normatif en matière de consolidation des comptes pour l’harmonisation des pratiques comptables à l’échelle nationale sont en cours de réalisation. L’une des priorités du pays également est la réduction des écarts entre les normes nationale et internationale pour tendre vers une normalisation (full IFRS). Afin d’accompagner cette dynamique, le pays s’est doté d’un cadre institutionnel (nouvelle constitution) à l’ordre du jour.

Hdid: «Décentralisons la formation»

PAR ailleurs, le projet d’extension de la formation dans les autres villes du pays, ne s’agissant pas d’un projet national, il incombe aux universités et aux écoles de prendre l’initiative. L’Ordre insiste cependant sur la nécessité d’instaurer des examens d’accès et de fin d’années normalisés pour garder un niveau de qualité requis pour ce diplôme. «Mais les freins à ce projet demeurent l’indisponibilité des professeurs et des cabinets d’experts pour effectuer les stages», poursuit Hdid. Ce dernier souligne que l’Ordre est disposé à accompagner toute institution désirant fournir une formation au métier d’expert-comptable.

Imane NAJI leconomiste

 

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